Le numérique prend une part de plus en plus importante dans les dynamiques territoriales de la région Centre-Val de Loire, notamment dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Villes au Carré a contribué à cette dynamique en 2014 et 2015 en organisant la 1re édition des rencontres « Les usages numériques, un atout d’égalité pour les quartiers » soutenue par le contrat de plan État-Région (CPER).

Pour cette 2e édition, le centre de ressources poursuit son action sur le numérique au service de l’inclusion et l’innovation sociale, avec une orientation particulière sur la participation des habitants, au cœur des priorités de la politique de la ville notamment par la création des conseils citoyens. Un thème sur lequel Villes au Carré est mobilisé depuis plusieurs années.

Comme le numérique, la participation des habitants est une question transversale. Elle touche tous les champs d’intervention de la politique de la ville dans les quartiers. Pour le 20 octobre, 4 thèmes ont été retenus :

  • l’accès aux droits, avec la dématérialisation généralisée
  • la rénovation urbaine et le cadre de vie
  • l’éducation et la formation
  • l’information et la communication

Objectifs

  • Appréhender les atouts du numérique pour la participation citoyenne
  • Illustrer ces enjeux par la rencontre autour de projets concrets
  • Faire émerger des idées d’actions pour enclencher des dynamiques locales

Publics visés

Les acteurs de la ville du Centre-Val de Loire : collectivités et EPCI (élu-e-s et professionnell-e-s) • Services de l’État • Animateurs d’espaces publics numériques (EPN) • Opérateurs et associations • Conseils citoyens

Les enjeux du numérique pour la participation citoyenne

Pour en faire un vecteur de lien et de cohésion sociale

Pour écouter, dialoguer et cheminer avec des personnes plus éloignées du débat public, pour proposer des leviers d’empowerment individuels et collectifs, pour permettre la rencontre, pour entendre de nouveaux points de vue…
Le numérique permet la rencontre et l’implication dans le quartier comme par exemple les diagnostics en marchant avec les cartographies participatives, la connaissance des habitants par les publications en ligne qu’elles soient écrites, filmées ou encore audio.

Pour refonder la vie démocratique et répondre à une crise démocratique, pour mieux impliquer les citoyens et leur contribution à la décision, pour mieux reconnecter les décisions politiques aux aspirations des citoyens, pour rendre lisible l’action publique.

À l’image de la plateforme de contribution citoyenne que la Région met en place (www.democratie-permanente.fr), le numérique peut permettre à tout un chacun de contribuer en ligne à la décision publique.

Pour développer autrement les projets, plus en lien avec les contextes et attentes des habitants

Pour apporter une plus-value au projet, pour s’appuyer sur la connaissance des lieux, de son histoire, des habitudes, des attentes, des craintes, etc., pour tenter de régler les conflits d’usages en amont, pour développer la notion d’expertise d’usage, pour mieux impliquer les usagers dans la conception ou la mise en œuvre des projets, pour anticiper et régler les conflits d’usages en amont.
Avec les espaces d’échanges et de contribution collaborative, le numérique décuple les possibilités d’entrevoir les relations avec les services publics de façon plus créative.

Pour répondre aux besoins des territoires et des professionnel·le·s de la politique de la ville, la rencontre du 20 octobre à Blois montrera comment le numérique peut et doit permettre de contribuer à la participation citoyenne, par des témoignages et la valorisation d’initiatives locales.

En invitant les participants à reconsidérer le rapport que chacun entretien avec le numérique, l’intervention de Patrick Viveret, philosophe, essayiste et conseiller honoraire à la Cour des comptes, permettra une prise de recul nécessaire pour penser les usages numériques au service d’une transformation créative de la société.

Programme